18 octobre 2009
Holvassgamma, dag # 2
Réveil tranquille, une fois la souris endormie. Pêche improductive dans le lac (un leurre de perdu), et ballade en canöé sur le-dit lac (un canöé de perdu ... nan c'est une blague!). Je sais pas pourquoi, mais je me sens un peu "femme préhistorique" en voyant une tribu autour d'un feu, sur l'autre rive du lac ...
Toujours pas de poissons, même avec la ligne au beau milieu du lac, mais la ballade était jolie! Lunsj mexicain pour changer, et on prend les même et on recommence, 2 canöés, 3 adultes, etc etc ...
Et c'est donc reparti pour 3h de marche, en croisant au passage la cabane de l'autre tribu préhistorique (partie chasser l'élan).
Même type de paysages qu'à l'aller (heureusement!), toujours appréciables :-)
Il fallait bien caser le plantage d'itinéraire quelquepart, on s'est dit qu'à 30 min de la voiture, c'était pas mal. A force de suivre les fanions blancs (qu'on avait récupérés en cours de route à l'aller), nous nous sommes retrouvés à Oslo. Enfin pas tout à fait mais presque, mais en tous cas, à cause du kilomètre supplémentaire marché dans la mauvaise direction (mais signalé par les fanions), il nous faut désescalader une falaise d'environ 100m, à la nuit tombée:
Finalement on s'est dit que marcher à nouveau un kilomètre et faire le détour, ça serait plus sage ... bien qu'on ait réussi à suivre les traces toutes fraiches d'une troisième tribu ...
Un retour comme on les aime donc :-)
Nous ne mentionnerons pas l'embouteillage monstre pour prendre le ferry, dans une région avec environ 10 habitants au km². La Norvège, le pays de toutes les surprises!
30 juin 2009
Dag 11 : Valnesvatnet - Repia
Deuxième réveil (après celui de 7h et des pêcheurs donc), et on se rêve notre petit déj au soleil au bord du lac.
Premère attaque en règle des bêtes, et c'est un signe! Bref, pour échapper aux guêpes qui souhaitent partager nos tartines, on se réfugie où on peut ...
... et surtout on change de place toutes les 5 min! Enfin, la meilleure façon, c'est encore de rouler:
Un dernier regard aux bestioles ...
... et c'est parti pour L'étape montagne du trip. Tout va bien, ça commence par une petite montée, suivie d'une grosse descente. Ah ben tiens, finalement, on a dû dormir en altitude :-)
Les bestioles se font plus nombreuses, des sortes de grosses abeilles qui nous empêchent de nous arrêter! Pas de pause donc, et pourtant les côtes sont rudes, et la chaleur pesante!
Choix peu judicieux de couleur peut être?
Dommage, les paysages sont plutôt sympas:
Quand on vous dit que c'est l'étape montagne!
non-pause de 30s ... dû à un nuage d'abeilles ...
Bref, on fatigue! Pas de pause, pas de ravitaillement (le temps d'ouvrir la sacoche et déjà une dizaine d'abeilles sur nos jambes), il fait chaud (et on n'a plus l'habitude), et ça monte sec!
Au bout de 40 km, une aire de repos se présente, mais on a juste de temps de regarder la carte avant de se faire dévorer. La montagne cesse 15 km plus loin, allons-y!
Pour la petite histoire, il aura fallu 3 tunnels (dont un long de 3 kms!) pour sortir de la montagne, et surtout quitter nos amies les bêtes. Arrêt à la première aire en vue une fois sur la côte, ça tombe bien, il y a un supermarché pour faire le plein de tout, un robinet d'eau en extérieur, et plein de bancs pour faire la sieste!
Mine de rien, il est à peine 14h (le moment où nous avions démarré notre journée de la veille), et nous avons déjà 60 km dans les jambes! A force de ne pas s'arrêter ...
2h plus tard, nous repartons pour notre dizaine de km, voire plus si affinités ... Le ciel se voile, et horreur, les bêtes reviennent! re- course contre la montre contre les bêtes sur 10 km, et une fois que le danger est passé, nous cherchons une plage, comme tous les soirs! Alors ç'aurait pu être celle là:
... mais finalement, ça sera celle là:
... et un kilomètre sup, un!
... parce que le sable, c'est bien, mais nous, on veut de l'herbe molletonnée pour la tente! En pleine euphorie après notre succès dans l'allumage de feu, nous réitérons l'exploit (faut dire qu'on s'est trimballé une bûche à vélo pour être sûres d'y arriver!) et comme la vie est belle, nous avons même des saucisses pour mettre dessus! Mais sans ustensiles, parce que c'est beaucoup plus drôle! A chacune sa méthode :
Résultat: saucisses carbonisées à l'extérieur et crues à l'intérieur, mais c'est ça l'aventure!
Quelques moments de zénitude et de repos après cette journée de loin la plus éprouvante physiquement (pas loin de 1000m de D+) et psychiquement (pas loin de 100 abeilles rencontrées):
... Puis nuit au calme aussi, car couverte! Pas "besoin" de se réveiller pour observer le soleil de minuit ;-)
29 juin 2009
Dag 10 : Moskenes - Valnesvatnet
Nos dernières heures sur le sol des Lofoten :-(
Du coup on en a profité pour faire durer le ptit déj ;-) Mais bon quand faut y aller, faut y aller!
Comme à vélo, pas besoin de réserver, c'est donc les mains dans les poches que nous arrivons (voir ci-dessus). Deux conséquences directes: on n'a pas payé le ferry chouette! et on s'est fait grillé les sièges confortables du bateau sur lesquels on avait programmé notre sieste par un car de touristes retraités qui s'y sont rués :-( L'un dans l'autre, on ne s'est pas trop plaintes :-)
3h30 à tenir sans dossier quand même!
Un dernier regard:
Remarquez le ciel bas ... 3h de non sieste plus tard, le continent est en vue, sous le soleil!
normal, y'a du vent ... !
Arrivée sur la terre ferme à Bodø, et l'Hurtigruten est là pour nous saluer!
Petit tour en centre ville histoire de remplir les sacoches un peu plus, de se renseigner sur les horaires de marées ... et de se rendre compte qu'on a un peu plus d'une heure pour une vingtaine de km. Et hop!
Piste cyclable tout le long du fjord, les grandes montagnes enneigées au loin, cool :-)
Après avoir bifurqué vers la mythique route côtière E17, une dernière demie heure sans piste cyclable, dans les collines qui montent , avec vent de face, le tout à fond les pédales ... tout ça pour ça:
Le maëlström de Saltstraumen, qui s'agite à chaque renversement de marée:
... sous un beau pont norvégien, bien sûr:
On discute une dernière fois avec nos potes autrichiens, quelques dernières photos du (joli) coin:
... et nous voilà reparties!
La montagne arrive ... et rien n'est facile!
Ni les montées bien sûr, ni trouver un bivouac! Hors de la côte, les choix sont plus restreints. Le village visé est dépassé pour faute d'emplacement trouvé, peut-être un lac 10 km plus loin ... en montée :-(
Il est tard (20h), la fatigue arrive, nous dormirons donc ici ce soir!
On a vu pire hein. Petit tour du propriétaire:
Un petit feu en bord de lac, au soleil ...
Oui, mais ... rien à y mettre à part du bois!
Journée plutôt épuisante (53 km en démarrant à 15h), et pour une fois, nous sommes sous la tente relativement tôt. Et à part les pêcheurs de nuit, qui sont arrivés à 23h45, et repartis à 7h du mat', la nuit a été complète!!
23 août 2008
Kraklikåten
... c'est juste le doux nom auquel répondait notre hytte de ce week-end ...
Disons que le principe des koia au NTNU, c'est de payer la koia (comprenez cabane/châlet), d'essayer de la trouver, et éventuellement d'y passer la nuit. Comme c'était notre première fois, on a donc choisi le niveau 2/4 pour les talents d'orientation nécessaires à la trouver, et une courte marche (30min) histoire d'avoir de la marge pour de possibles aller-retours. Tout réside donc dans l'entrainement de la semaine précédente:
lundi: et si ... ?
mardi: réflexions poussées pour savoir quelle koia choisir (sauna, canoé, rivière à poisson ...?)
mercredi: réflexions poussées pour savoir quelle koia réserver dans les 5 min parmi celles encore disponibles/réservation d'une koia sans sauna, sans canoés fournis, avec rivière mais sans poissons
jeudi: achat de la carte IGN locale/exercice d'orientation (à Ikea)
vendredi: big party/ravitaillement de substances en tous genres
Départ finalement samedi dans l'après midi tardive. Quelques kilomètres à rouler vers le sud, puis un embranchement sur une gravel road (gentille) qui serpente entre les lacs:
Voiture garée, y'a plus qu'à ... A priori, tout est simple, suivre la rivière sur la rive gauche, et la koia se trouve au deuxième affluent, dans le premier coude formé par la rivière. Easy.
Un petit passage à gué et ...
... nous y sommes : 35 min chrono (photos comprises!)
Une vraie, typiquement norvégienne, avec l'herbe sur le toit:
... et les toilettes au milieu des myrtilles:
Corvée de bois pour nos invités, récolte de myrtilles pour nous (pas folles), préparation du feu en commun, grande cuisine, tout ça pour donner des spaguettis bolognaises au feu de bois inoubliables:
Douce nuit sous un magnifique ciel étoilé, bien au chaud dans notre koia (le stove a bien tiré). Yeepee!! Réveil tranquille le lendemain matin, ballade dans les environs, passage de pont cette fois-ci (nous avions même le choix des accès à notre koia),
découverte de la nature norvégienne, lost in the middle of nowhere :-) Re-Yeepeee ...
Retour progressif à la civilisation, en 27 min cette fois-ci :-) On aurait pu améliorer, mais c'est la faute aux marais ;-)
Visite du lac voisin,
... et pause lunch le long de la rivière ...
Je crois qu'il nous en reste 23 autres à découvrir :-)









































































